Le language des cloches

Le patrimoine campanaire de St Hilaire sous Charlieu est composé de 3 cloches. La plus grosse pèse 750 kg, elle a été donnée en 1826 par Mme de la RONZIERE alors propriétaire du château de St Hilaire.
Les inscriptions sur la cloche indiquent également que cette cloche a été refondue et augmentée en 1884 par la générosité des habitants de St Hilaire.
Son parrain était Gustave Albert Ludovic Gaspard GRIZARD PICHON, petit neveu  et successeur de Mme de le RONZIERE. La marraine était Marie Joséphine VILLERD dame VALORGE jean- Marie de Bornat.
cloches de St Hilaire.jpgLa moyenne et la petite ont été fondues à Lyon la même année en 1895.
La première qui pèse 300 kg a eu comme parrain Etienne GAUTHIER, alors propriétaire de RESSINS à NANDAX, la marraine : Marie comtesse du parc.
Quand à la petite qui pèse 175 kg, le parrain fut Benoit VILLERD et la marraine Jeanne- Marie CHERVIER.
Pour toutes les deux, le Curé était Xavier TIXIER et le fondeur Aimé BARDIN à Lyon.
Ces trois cloches sonnent l’heure 2 fois : à l’heure et 5 minutes après, puis la demi-heure. Elles sont pilotées par une horloge hyper précise.
Elles sont aussi utilisées pour les fêtes du rite catholique. Enfin, elles sonnent pour annoncer les décès de la commune avec un codage bien précis qui indique le sexe du défunt ainsi que son âge:
- La cloche la plus grosse donc la plus grave sonne pour un défunt: « DONG »
- La petite qui sonne aigu est utilisé pour les femmes : « DING »
Puis l’âge est égrainé par groupe de dix  avec un bref arrêt entre 2 dizaines. Ainsi pour annoncer le décès d’un homme de 50 ans, le « DONG » va sonner, quelques fois accompagné du Glas, puis 5 groupes de 10 « DING » de la cloche moyenne.
De même pour une femme, en remplaçant les « DONG » par les « DING ».
Ainsi, tous les villageois qui travaillent dans les champs sont directement informés de l’âge et du sexe du défunt. Il ne reste plus qu’à trouver son identité !